dimanche 8 avril 2018

Au revoir la Grèce !

 
 Coucou !

Nous espérons que vous allez bien et que vous avez bien profités des chocolats de Pâques !

Nous continuons gentiment notre route, cette fois-ci sous le soleil ! ouf !

Les conditions climatiques se sont bien améliorées. Nous avons cependant passé notre jour de repos à Alexandroupolis dans un camping, sous la pluie, donc pas trop agréable. Nous avons tout de même occupé notre journée entre le premier montage de la canne à pêche d'Alexandre et son premier test (en mer, donc pas trop concluant pour une petite canne à coup), puis nous sommes sortis pour aller faire quelques courses, sans même passer voir le bord de mer et le phare de la ville ! Nous avons cependant sympathisé avec des hollandais qui avaient fait la descente du Danube et allaient à Athènes en camping-car, et ils nous ont racontés qu'ils n'ont pas pu aller sur le delta du Danube à cause de grosses inondations et qu'ils avaient eu de la neige en Bulgarie (pas trop rassurant pour nous!). Par ailleurs, nous avons eu aussi la chance de rencontrer d'autres hollandais qui voyagent en direction de la Mongolie avec un Land Rover. Magique !
 

Le lendemain, nous avons pris notre temps pour replier nos affaires et les faire sécher, car oui, le soleil est enfin revenu !
Du coup l'étape qui nous permet de remonter plein nord a été un peu courte, mais elle a été assez rigolote, avec notamment dans le dernier village un mulet qui s'était echappé de son enclot, et qui semait la pagaille dans le village. Nous avons planté notre tente dans un champ (vous commencez à avoir l'habitude, nous aussi !).



La géographie de cette partie de la Grèce est beaucoup moins accentuée, ça ressemble plus à la Provence. Nous avons fait pas mal de chemins en terre au début, avec le passage d’un petit pont assez mignon.
 
 
 Nous profitons d'un super vent dans le dos pour aller vite et rattraper le retard pris la veille, en faisant quelques coupes dans le parcours, et en prenant l'ancienne autoroute (c'est en fait un peu comme si nous prenions une nationale, mais avec beaucoup moins de trafic), il faut cependant rouler bien à droite, sur la bande d'arrêt d'urgence, Nous avons commencé à descendre dans la vallée de de la Maritza, qui est le fleuve qui fait la demarcation entre la Grèce d'un coté, et la Bulgarie et la Turquie de l'autre. et là, nous avons compris ce que les neerlandais avaient evoqués, le fleuve est en crue et les champs des environs sont inondés !


Le soir, nous nous sommes arrêtés à la recherche d'un bivouac, et aux abords d'un cimetière, nous nous approchons d'un couple de personne âgées, qui nous proposent de trouver une solution, car ils avaient peur que nous dormions sur un sol mouillé (enfin, on commençait à avoir l'habitude depuis 10 jours...), et pendant pratiquement  une heure et demie, ces personnes ont remué tout le village pour nous trouver un lieu au sec ! Et c'est ainsi que nous avons rencontré une dame grecque, qui travaille en Belgique et qui revient à chaque semaine pascale (j'y reviendrai plus tard), et qui a fait beaucoup de traduction franco grecque pour dénouer la situation. Finalement, nous sommes allés dormir chez un artiste qui nous a offert le gîte (et franchement, c'est bien aussi de dormir sur un matelas) !
 
Le jour suivant, nous avons profité du même vent arrière pour aller jusqu'à la dernière ville importante avant la frontière turque, en suivant le fleuve. Les paysages étaient à peu près les mêmes que la veille. Le soir, nous avons demandé à la caserne de pompier s'ils connaissaient un lieu où nous pouvions planter notre tente. Un des pompiers nous a indiqué un parc, mais nous a demandé de voir avec la police si nous pouvions nous installer là-bas. Au moment où la police nous répondait qu'il était interdit de camper et que nous nous orientions vers un hôtel, le même pompier débarque et nous propose de planter notre tente chez sa maman. De fil en aiguille, nous avons finalement dormi dans une maison adjacente à la sienne (il y a beaucoup de grecs qui travaillent en Allemagne, en Belgique… et qui ont une maison en Grèce pour rendre visite à leur famille et où ils reviendront à la retraite), et la dame qui nous a accueillis nous a offert plein de choses (fruits, gouter, œufs des poules du jardin…)
 

Nous avons profité de cette superbe maison pour faire le matin suivant la chasse aux œufs de pâques, et les enfants ont retrouvé de nombreuses confiseries cachées un peu partout ! Après cela, il a fallu partir pour faire les derniers kilomètres qui nous séparaient de la frontière turque, que nous avons passée à Kastaniès.

 


 
Au final, nous avons fait près de 1150 kilomètres en Grèce, avec de superbes paysages, un peuple qui a le sens de l’accueil comme nous ne l’avions pas imaginé !
 
Cela nous a aussi permis de nous détacher de quelques idées reçues que nous avions sur les grecs, notamment au niveau du respect des vélos par les automobilistes. Nous avons aussi pu voir quels sont les ravages que la crise grecque a fait vivre à ce peuple : la vie est assez chère comparé au revenu moyen, beaucoup d’usines et d’entreprises ont fermé, les infrastructures sont souvent mal entretenues.
 
 
 
En tout cas, c’est un pays dans lequel nous aimerions revenir, car nous sommes passés tout proche de sites magnifiques (les météores, Delphes, le Mont Olympe… car nous n’avons pas pris le temps de faire les détours nécessaires. Et il manque aussi les iles !
 
 
 
Nous vous avons préparé une vidéo d’illustration de ces bons moments !

 
ah oui, concernant les chocolats de Pâques, pour nous, il y en aura deux fois : il y a une semaine d'écart entre la Pâque catholique et la Pâque orthodoxe, du coup, nous ferons deux fois la chasse aux oeufs ! héhé !
 
On vous embrasse !


1 commentaire:

  1. Génial le reportage photos/vidéos !!!! C'est émouvant !
    Eliott et Basile: "c'est déjà fini ?? Y en a pas une autre (vidéo) ?!!!"
    Merci pour ces beaux moments qu'on peut un peu partager !!!
    Vous êtes trop balèzes les zamis !!!!
    1 mois de passé déjà !! Courage !

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