vendredi 30 mars 2018

Une journée type à vélo



C’est impressionnant comme en deux semaines seulement de voyage, nous avons déjà pris des habitudes, avec notre « train-train » quotidien, nos horaires à respecter et notre logistique ! Et moi qui voyais en cette aventure, une parenthèse dans notre vie, loin du fameux « métro-boulot-dodo », nous voilà donc obligés de respecter une certaine routine et notre emploi du temps est serré : le réveil sonne tous les matins à 8h00 , et c’est alors que commence l’opération « rangement » avec minutie et méthodologie : 1) on s’habille en cyclistes, 2) on range nos affaires de nuit dans les sacoches adaptées, 3) on commence l’opération repliage des sacs de couchage et des matelas, 4) on prépare le petit déjeuner et faisons la vaisselle, 5) on replie la tente, 6) on accroche les bagages aux vélos, 7) on s’arme de courage… et c’est parti ! Le tout en … 2h30 !

La deuxième étape de nos journée s’intitule « fais du vélo » : Nous n’avons pas d’objectif précis pour notre point d’arrivée à la fin de la journée, mais avons tout de même calculé que nous devions rouler environ 40 km/ jour si nous voulions un jour rentrer chez nous !!Donc nous tentons de nous y tenir et réadaptons d’une journée sur l’autre, en fonction du dénivelé, de la météo, de la motiv’, avec comme seule véritable règle à garder en tête : « s’arrêter à 16h30, pour partir à la recherche de notre lieu de campement ! »… Jusqu’ici, nous avons eu beaucoup de chance avec le soleil qui nous a bien accompagné sur la route, et cela facilite largement le bon moral des troupes ; nous avançons gaiement, Matthieu et la carriole souvent en tête car c’est lui qui gère la carte, Alexandre au milieu, et Marie, tractant Ombeline, à la fin! Malgré l’effort, ce temps reste un moment convivial, où nous chantons, jouons aux devinettes, cherchons des rimes, révisons les tables de multiplication, cherchons ce qui est pareil et ce qui est différent, apprenons quelques mots grecs… et sympathisons avec toutes les mamies et les tracteurs du coin, les enfants ayant la super cote avec eux !!  Nous faisons pas mal de pauses pipi, eau, photo, supermarché, enlevage de k-way, réenfilage de K-way…   Bref, nous prenons notre temps, même si les enfants aimeraient que nous nous arrêtions à chaque plage, chaque ruine, chaque château que nous croisons !   

 

L’étape suivante est bien souvent la plus compliquée de notre journée… nous sommes encore des débutants en matière de « camping sauvage » et trouver le coin idéal et sécurisé pour passer la nuit n’est pas une mince affaire ! Vers 16h30, nous nous arrêtons dans un village pour recharger nos bidons et remplir la grosse poche à eau de 15l qui nous servira pour la toilette du soir, d’autant plus indispensable après une journée de vélo sous la chaleur !  Puis nous tentons de nous éloigner au maximum des contrées habitées, de préférence en empruntant des chemins de terre, et à la recherche de champs de cerisiers ou d’oliviers qui ne manquent pas dans ce pays et qui nous garantissent une super cachette, de l’herbe tendre pour planter notre tente et un terrain de jeu rêvé pour nos enfants escaladeurs d’arbres ! Cette technique fonctionne 2 fois sur 3, mais il nous est arrivé de nous retrouver dans des endroits moins « charmants », sur des terrains en pente, trop près d’autoroutes ou de voies ferrées bruyantes

Une fois cette mission réalisée,  notre programme est loin d'être terminé...  Cela dit,  il n'est que 17h00... Nous attaquons le déballage de tente,  avec nettoyage du terrain, pour lequel les enfants sont mis à contribution,  puis montage de la cabane,  piquets,  sardines,  double toit...  Nous gonflons les matelas,  sortons les sacs de couchage,  pour préparer notre lit douillet...  Tant que le soleil brille encore nous organisons,  au grand bonheur de nos enfants frileux,  la douche obligatoire !  Heureusement que nous sommes isolés car vus les cris de détresse de nos 4 loustics,  nous pourrions penser à des parents tortionnaires,  quant il s'agit en fait d'un bien communautaire,  en tout cas familial !!
Il ne reste plus que la cuisson de notre dîner chaud et consistant pour remettre notre corps en état après cette journée sportive et affronter la nuit froide qui nous attend !! 
Souvent une petite histoire grâce à la liseuse et... au dodo ! Du moins pour les enfants ! 
Nous profitons de ce moment de calme pour prendre des nouvelles du monde,  envoyer un message à nos familles respectives,  regarder un petit film,  écrire nos articles ou se projeter sur la journée suivante... 
Et c'est reparti pour un tour...


                                                                                                                                                         

 

3 commentaires:

  1. Top ce long article !!
    Merci pour ces nouvelles, c'est cool !
    Plein de bisous mes amis !

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  2. C'est super d'avoir de vos nouvelles et de constater que tout va bien et que vous passez de bons moments. Me voilà rassurée !! Vous êtes des warriors et un exemple de courage pour nous ! Bravo !! Je vous embrasse tous bien fort !! Odile

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  3. Coucou les p'tits loups !

    Le début d'une très belle histoire, voici les paroles d'une petite chanson à chanter en famille sur les routes d'europe, histoire de vous attirer la bienveillance des habitants et aussi de réaliser le retour de l'être aimé :

    Pour faire une chanson facile, facile,
    Faut d'abord des paroles débiles, débiles,
    Une petite mélodie qui te prend bien la tête,
    Et une chorégraphie pour bien faire la fête,
    Dans celle là, on se rassemble, à 5, ou 6, ou 7
    Et on se colle tous ensemble, en chantant à tue tête.

    Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite,
    Chantent les sardines, chantent les sardines,
    Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite,
    Chantent les sardines entre l'huile et les aromates. (x2)

    Bien sûr, que c'est vraiment facile, facile,
    C'est même complètement débile, débile,
    C'est pas fait pour penser, c'est fait pour faire la fête,
    C'est fait pour se toucher, se frotter les arêtes ,
    Alors on se rassemble, à 5, ou 6, ou 7,
    Et puis on saute ensemble en chantant à tue tête,

    Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite,


    Chantent les sardines, chantent les sardines,
    Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite,
    Chantent les sardines entre l'huile et les aromates. (x2)

    Et puis, pour respirer un p'tit peu, on s'écarte en se tenant la main,
    Et puis, pour être encore plus heureux,
    On fait là, là, là, en chantant mon refrain !
    Là, là, et les mains en l'air, là, là !
    Là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, ...

    (Parlé 8 mesures)
    Et maintenant, on se resserre tous !
    On se resserre, et maintenant qu'on l'a connaît,
    On va chanter la chanson des sardines ! Attention ! Allez !

    Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite,
    Chantent les sardines, chantent les sardines,
    Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite,
    Chantent les sardines entre l'huile et les aromates. (x2)

    Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite,
    Chantent les sardines, chantent les sardines,
    Ha ! Qu'est-ce qu'on est serré, au fond de cette boite,
    Chantent les sardines entre l'huile et les aromates. (x1)

    là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, ... (8 mesures)
    là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, là, ... (8 mesures)


    Allez, bonne route et prenez soin de vous les zamis !

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